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Publié : 29 juin 2014
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Les nouvelles aventures de Pinocchio À travers les contes


Tout au long de cette année 2013-2014, les élèves de ce2/cm1 de Mme Jourdain, après avoir travaillé autour des Aventures de Pinocchio, ont écrit et appris le texte de leur spectacle « Les nouvelles aventures de Pinocchio » et fabriqué les différentes marionnettes. La représentation a eu lieu le mardi 24 juin à la salle des fêtes de Courdemanche.
Je tenais à remercier les enfants ainsi que tous ceux qui nous ont permis de mener à bien ce projet :
- la mairie et Emmanuel pour la fabrication du castelet et l’installation de la salle.
• la mairie de Saint Germain pour le prêt des panneaux
• Aurélie pour les différents dessins (décor et marionnettes)
• Monsieur et Mme Lecour pour le film.
Hélène Jourdain


 


Les nouvelles aventures de
Pinocchio
À travers les contes


Classe de Mme Jourdain Ce2 Cm1
Année 2013-2014
Ecole de courdemanche



En forêt. Le petit chaperon rouge revient de chez sa grand –mère. Pinocchio recherche une autre bûche car il voudrait un frère.


PINOCCHIO : J’en ai assez d’être tout seul. Je dois trouver une bûche pour demander à mon papa Geppetto de fabriquer un autre enfant.
Soudain il aperçoit une petite fille au loin et s’en approche.


PINOCCHIO : Bonjour ! Qui es-tu ?
LE PETIT CHAPERON ROUGE : Je suis Le Petit Chaperon Rouge .Et toi ?
PINOCCHIO : Je m’appelle Pinocchio. D’où viens- tu ?
LE PETIT CHAPERON ROUGE : Je reviens de chez ma grand-mère qui habite de l’autre côté de la forêt.
PINOCCHIO : Qu’avais –tu dans ton panier ?
LE PETIT CHAPERON ROUGE : J’ai apporté à ma grand-mère une galette et un petit pot de beurre. Et toi que fais-tu là ?
PINOCCHIO : Je cherche une bûche pour que mon papa me fabrique un petit frère.
LE PETIT CHAPERON ROUGE : Comment ça ? Avec une bûche de bois ?
PINOCCHIO : Ben oui ! Mon papa est menuisier. Il m’a créé à partir d’un morceau de bois.
LE PETIT CHAPERON ROUGE : N’importe quoi ! Tu mens.
PINOCCHIO : Bien sûr que non puisque mon nez ne s’allonge pas.
LE PETIT CHAPERON ROUGE : Un nez qui s’allonge. De mieux en mieux !
PINOCCHIO : Tu ne me crois pas. Dis-moi que je ne suis pas créé de morceaux de bois. Pose-moi une question. Je te répondrai le contraire et on verra.
LE PETIT CHAPERON ROUGE : Est-ce vrai que ton nez s’allonge quand tu mens ?
PINOCCHIO : Non (son nez s’allonge) Tu vois !
LE PETIT CHAPERON ROUGE : C’est incroyable ! Il faut vite que je rentre chez moi parce que ma maman va s’inquiéter. Le loup est peut-être toujours là.
PINOCCHIO : Un loup ?
LE PETIT CHAPERON ROUGE : L’autre jour, j’allais chez ma grand-mère lui porter une galette et un petit pot de beurre. Comme j’ai désobéi à ma maman, j’ai rencontré un loup qui m’a tendu un piège : après avoir dévoré ma grand-mère, il s’est fait passer pour elle afin de me croquer à mon tour.
PINOCCHIO : Les loups n’existent pas !
LE PETIT CHAPERON ROUGE : Bien sûr que si. Tiens ! Voilà les trois petits cochons. Ils ont aussi rencontré le loup. Viens, on va les voir.
(Ils vont vers les 3 petits cochons)
LES 3 COCHONS(en chœur) : Bonjour Petit Chaperon Rouge ! 
COCHON1 : Enchanté de te revoir .Qui est ce petit garçon ?
PINOCCHIO : Je m’appelle Pinocchio.
COCHON 2 : Qui sont tes parents ?
PINOCCHIO : Je ne vis qu’avec mon papa Geppetto. Ma maman est une fée.
COCHON 3 : Une fée ?
LE PETIT CHAPERON ROUGE : Il doit bien dire la vérité, puisque son nez ne s’allonge pas !
COCHON 1 : Un nez qui s’allonge ?
LE PETIT CHAPERON ROUGE : Oui, je vous assure. Il ne ment pas. Car son nez s’allonge quand il ment.
PINOCCHIO : C’est vrai qu’il y a un loup dans la forêt ?
COCHON 2 : Bien sûr que c’est vrai !
COCHON 3 : Il a même failli nous dévorer.
PINOCCHIO : Vous aussi ?
COCHON 1 : Il a même détruit notre maison en paille et notre maison en brindilles en tapant et en soufflant dessus !
PINOCCHIO : Pas possible ?
COCHON 2 : Par contre, il n’a pas réussi à détruire notre maison en briques.
COCHON 3 : On l’a bien eu !
PINOCCHIO : Comment ça ?
COCHON 1 : Notre maison en briques était bien trop solide. Essoufflé, le loup a essayé de passer par la cheminée et a atterri dans notre marmite avant de s’enfuir.
LE PETIT CHAPERON ROUGE : Moi, dans mon histoire, le loup s’est noyé.
PINOCCHIO : Il y en a donc plusieurs ?
LE PETIT CHAPERON ROUGE : Sûrement ! Il va falloir se méfier !
Tout à coup, un chevreau fait irruption.
LE CHEVREAU : Au secours ! Au secours ! Le loup veut me manger !
PINOCCHIO : Que t’est-il arrivé ?
LE CHEVREAU : Nous devions attendre notre maman dans notre maison.
PINOCCHIO (lui coupant la parole) : Tu as des frères et sœurs ? Tu en as de la chance.
LE CHEVREAU : Oui, mais le loup les a tous dévorés. Heureusement, j’ai réussi à m’échapper. Je dois les retrouver et les sauver.
PINOCCHIO : Où est partie ta maman ?
LE CHEVREAU : Elle est partie chercher de la nourriture dans la forêt.
COCHON1 : On va t’aider à retrouver ta famille.
COCHON2 très téméraire  : Le loup ne me fait pas peur. Allons-y.
LE PETIT CHAPERON ROUGE : Oui, mais moi je dois rentrer chez moi.
PINOCCHIO : Moi aussi, je devais rentrer chez moi mais je reste avec eux.
LE PETIT CHAPERON ROUGE : Tu ne vas pas te faire disputer ?
PINOCCHIO : Non, non ! Tant pis ! Ce n’est pas grave !
VOIX DE LA FEE : Attention, Pinocchio ! Tu as promis d’être un petit garçon sage.
PINOCCHIO : Ne t’inquiète pas. Je ne vais pas rester longtemps.
VOIX DE LA FEE : Tu es prévenu !
PINOCCHIO : Oui, oui ! (…) En route !
LE PETIT CHAPERON ROUGE : Moi, je rentre. Ma maison est juste là.
PINOCCHIO : Comme tu veux !
Les autres se mettent en route. Le petit chaperon rouge rentre chez lui.
Les autres chantent sur l’air de Promenons-nous dans les bois.

Soudain, ils entendent un bruit dans les buissons.

COCHON 1 en chuchotant : Chut ! Arrêtez-vous ! C’est peut-être le loup.
COCHON 2 : Cachons-nous !
Ils se cachent et voient un chasseur.
PINOCCHIO : Mais ce n’est qu’un chasseur ! On peut sortir.
LE CHASSEUR surpris : Que faites-vous là ?
PINOCCHIO : Et vous ?
LE CHASSEUR : Je suis à la recherche de gibier pour sauver la fille du roi.
PINOCCHIO : Pourquoi ? Elle est en danger ?
LE CHASSEUR : Oui…. Mais que-faites-vous là ?
TROIS COCHONS (en chœur) : As-tu vu le loup ?
LE CHASSEUR : Non, pourquoi ?
LE CHEVREAU : Il a mangé tous mes frères et sœurs et je cherche ma maman qui est partie dans la forêt.
PINOCCHIO : Veux-tu bien nous aider ?
LE CHEVREAU : (suppliant) Tu pourrais nous aider comme tu as un fusil !
LE CHASSEUR : Je veux bien vous accompagner jusqu’à ce que je trouve un sanglier pour sauver Blanche-Neige.
PINOCCHIO : Qui est Blanche Neige ?
LE CHASSEUR : C’est la fille du roi.
PINOCCHIO : Pourquoi cherches-tu un sanglier ?
LE CHASSEUR : La reine m’a envoyé pour tuer Blanche Neige qui s’est sauvée car la reine, jalouse de sa beauté, était méchante avec elle. Je dois lui ramener son cœur pour preuve. C’est pour cela que je veux tuer un sanglier pour récupérer son cœur et faire croire à la reine que c’est celui de Blanche Neige.


PINOCCHIO : On peut t’aider aussi alors. En route !
En chemin, ils tombent sur la maison des sept nains et aperçoivent Blanche Neige par la fenêtre. Elle chante.
BLANCHE NEIGE :
Un jour mon prince viendra
Un jour on s’aimera
Dans son château heureux comme avant
Goûter le bonheur qui devient grand
LE CHASSEUR : Oh ! C’est Blanche Neige ! Que fait-elle là ?
PINOCCHIO : La maison est trop petite pour elle.
COCHON1 : Que fait-elle ? Le ménage ?
PINOCCHIO : Chut ! Ecoutez !
On entend une chanson au loin.
SEPT NAINS :
Heigh-ho, Heigh-ho, on rentre du boulot ! (sifflets)
Heigh-ho, Heigh-ho...
Heigh-ho, Heigh-ho, Heigh-ho, on rentre du boulot ! (sifflets)
Heigh-ho, Heigh-ho...
Heigh-ho, Heigh-ho, Heigh-ho, on rentre du boulot ! (sifflets)
Heigh-ho, Heigh-ho, Heigh-ho, Heigh-ho, Heigh-ho, Heigh-ho, Heigh-ho, Heigh-ho,...i


PINOCCHIO : Qui sont ces petits bonshommes ? Des marionnettes ? Allons les voir.
LE CHASSEUR : Je reste là pour ne pas effrayer Blanche Neige.
(Il reste caché derrière un buisson).
PINOCCHIO : Bonjour ! Je m’appelle Pinocchio.
GRINCHEUX (en grognant) : Moi, je m’appelle Grincheux. Que faites-vous devant chez nous ?
PROF (reprenant Grincheux) : Arrête de ronchonner. (S’adressant à Pinocchio très sérieux)Mon nom est Prof.
DORMEUR (en bâillant) : Moi … bâillant de nouveau Dormeur !
SIMPLET : Moi Simplet.
ATCHOUM (en éternuant) : Moi, Atchoum.
TIMIDE (d’une petite voix) : Moi, c’est Timide.
JOYEUX (en rigolant) : Et moi, Joyeux !
PROF : Que faites-vous là ?
LE CHEVREAU : Je cherche ma maman car le loup a mangé tous mes frères.
PINOCCHIO : Mais on doit faire attention au loup.
GRINCHEUX : Il n’a pas intérêt à s’approcher.
(Blanche Neige sort).
BLANCHE NEIGE : Bonjour, mes sept nains ! Je … (se rendant compte qu’ils ne sont pas tout seuls). Bonjour ! (inquiète).
PINOCCHIO : Bonjour Blanche Neige.
BLANCHE NEIGE : Comment connais-tu mon nom ?


COCHON 2 : C’est le chasseur qui nous l’a dit.
BN : Oh non !
PINOCCHIO : T’inquiète pas ! Il ne te veut pas de mal .Il a tué un sanglier pour donner son cœur à la place du tien.
BLANCHE NEIGE (rassurée) Pourquoi ne s’approche-t-il pas ?
PINOCCHIO (faisant signe au chasseur) : Tu peux venir !
LE CHASSEUR : (s’approchant) Bonjour Blanche Neige. Désolé de t’avoir fait peur.
BLANCHE NEIGE : Ce n’est pas grave ! J’espère que la reine ne me trouvera jamais.
LE CHASSEUR : Si tu restes bien cachée, il n’y a pas de raison.
PINOCCHIO : Reprenons la route.
LE CHEVREAU : Oh oui ! Je veux retrouver ma maman.
LES TROIS COCHONS : Allons-y ! Gare à toi le loup !
PROF : Restez sur vos gardes.
PINOCCHIO : Au revoir, les amis !
BLANCHE NEIGE : Au revoir. Soyez prudents !
SIMPLET : Salut !
PROF : Je ne vous dis pas à bientôt. Bonne chance.
GRINCHEUX : Je vais enfin pouvoir aller manger ma soupe ! Scrogneugneu !
ATCHOUM (en éternuant) : A la prochainnnnnnne !
DORMEUR : (en bâillant) : Je vais pouvoir aller faire ma sieste.
TIMIDE (tout doucement) : Au revoir.
JOYEUX (gai) : Au revoir.
Ils repartent
En chemin, ils aperçoivent la queue du loup.

COCHON 1 : Qu’est-ce qui dépasse du buisson ?
COCHON 3 (discrètement s’approche puis recule) C’est le loup. Il y a une bête blanche à côté et le loup ne bouge plus.
LE CHEVREAU (téméraire) : C’est peut-être ma maman ! Je vais voir. Le chevreau s’approche.
LE CHEVREAU : Maman, te voilà ! Oh ! Mes chers frères, vous êtes là ! Youpi !
MAMAN CHEVREAU : Je viens de les sortir du ventre du loup. Comment es-tu arrivé jusqu’ici ?
LE CHEVREAU : Mon ami Pinocchio, le Petit Chaperon Rouge, le chasseur et les trois petits cochons sont venus à mon secours. On a aussi croisé Blanche Neige et les sept nains.
MAMAN CHEVREAU : Merci beaucoup de vous être occupé de mon petit.
COCHON 1 : De rien. Bon bah ! On peut rentrer chez nous !
LE CHASSEUR : Moi, je dois retourner au château.
Les trois cochons s’en vont ainsi que le chasseur.
PINOCCHIO (tout seul) : Et moi, je fais quoi ? (…).
LA FEE : Tu devrais rentrer chez toi. Ton papa va s’inquiéter.
PINOCCHIO : Oui, je vais rentrer.
LA FEE : Je compte sur toi.
(…)
PINOCCHIO (ne sachant pas que la fée l’écoute) : Oui, enfin, un peu plus tard. Je veux encore me promener.
LA FEE : Pinocchio !
PINOCCHIO : Oui, oui, j’y vais.
Pinocchio se met en route tout en prenant son temps.
[…] MUSIQUE
Soudain, il aperçoit un petit garçon avec des grandes bottes.

PINOCCHIO : Tu en as de drôles de bottes ! Moi, quand j’étais petit et pas sage, j’avais des pieds en bois !
LA FEE : Tâche de rester sage et d’écouter mes conseils !
POUCET : Tu m’excuseras, je suis pressé. Ou alors suis-moi !
PINOCCHIO : Où vas-tu ?
POUCET : Je rentre chez moi ramener de l’argent pour ma famille qui est pauvre !
PINOCCHIO : A qui sont ces bottes ? Elles sont bien trop grandes pour toi !
POUCET : Elles appartiennent à un ogre.
PINOCCHIO : Pourquoi les-portes-tu ? A qui est l’argent ?
POUCET : Mon histoire est un peu compliquée. Je vais te la raconter.
PINOCCHIO : Super, j’ai tout mon temps !
FEE : Prends garde à toi, Pinocchio !
PINOCCHIO : Oui, oui. Je vais rentrer.
POUCET : Oui, mais je n’ai pas beaucoup de temps. Il faut se dépêcher. Je te raconterai en route.
FEE : Je t’aurai prévenu, Pinocchio !
Pinocchio suit le petit Poucet qui lui raconte son histoire en chemin.
POUCET : Mes parents n’avaient plus assez d’argent pour nous nourrir, moi et mes frères. Donc, le lendemain, nous sommes partis avec mes frères dans la forêt. En chemin, on a semé des petits cailloux blancs. Puis, après, on a réussi à rentrer chez nous en les ramassant. Entre temps, mes parents ont reçu de l’argent.
PINOCCHIO : Moi aussi, mon papa est pauvre. Il a même dû vendre son manteau pour que je puisse aller à l’école.
FEE : Pour pas grand choses.
POUCET : Bien plus tard, mes parents ayant dépensé tout leur argent, nous sommes repartis en forêt en semant des miettes de pain. Mais nous n’avons pas pu rentrer chez nous car les oiseaux ont tout mangé.
PINOCCHIO : Que t’est-il arrivé alors ?
POUCET : Perdus, nous avons finalement trouvé une chaumière.
PINOCCHIO : Vous étiez sauvés alors ?
POUCET : Bah non ! Cette maison appartenait à un ogre.
PINOCCHIO : Oh la la ! Il a voulu vous manger ? Moi, c’est une baleine qui m’a avalé avec mon papa.
POUCET : Oui, mais il n’a pas réussi. On a échangé nos bonnets contre les couronnes de ses filles. Du coup, il a mangé ses filles à notre place.
PINOCCHIO : Il ne s’en est pas aperçu ?
POUCET : Si, mais trop tard ! Il était hors de lui et nous a poursuivis.
PINOCCHIO : Et alors ?
POUCET : Fatigué, il s’est endormi. Je lui ai alors pris ses bottes et suis retourné chez lui pour lui prendre son argent.
PINOCCHIO : Moi aussi, on m’a volé tout mon argent. Ce n’est pas bien.
POUCET : Désolé, je dois continuer mon chemin.
Un autre petit garçon arrive. Il a tout entendu.
JACK : Qu’est-ce qui n’est pas bien ? Pourquoi portes-tu de si grandes bottes ?
PINOCCHIO : Elles appartiennent à un ogre.
JACK : Toi aussi, tu as rencontré un ogre ?
POUCET : Oui. Je vous laisse, je suis pressé.
Le petit Poucet s’éloigne.
JACK : Qu’est-ce qui n’est pas bien, alors ?
PINOCCHIO : Deux voleurs m’ont fait croire que si je semais mon or, j’allais récolter davantage d’argent pour les emmener à mon papa. Mais j’ai tout perdu.
JACK : Pourquoi as-tu écouté ces gens si tu ne les connaissais pas ?
FEE : C’est vrai, Jack a raison.
PINOCCHIO : Je leur ai fait confiance. Je croyais qu’ils étaient mes amis. Mais ils ne pensaient qu’à récupérer mon argent. Maintenant, mon papa et moi, on est toujours pauvre. Pourquoi y-a-t-il un grand arbre ?
JACK : Ce n’est pas un arbre, c’est un haricot magique.
PINOCCHIO : Un haricot magique ?
JACK : Nous étions pauvres. J’ai échangé notre vache contre des haricots censés être magiques.
PINOCCHIO : Pour quoi faire ?
JACK : J’ai fait confiance au marchand.
PINOCCHIO : Comme moi avec mes voleurs. Toi aussi, tu t’es fait avoir ?
JACK : Non. Ma mère le croyait mais ils étaient vraiment magiques. Elle les a lancés par la fenêtre. Le lendemain, le haricot atteignait les nuages.


MAMAN DE JACK : Attention ! La tige bouge. Ecartez-vous !
Jack coupe la tige avec sa hache. Un ogre tombe à terre.
PINOCCHIO (horrifié) : Il est énorme.
JACK : C’est normal, c’est un ogre. Il a voulu me manger.
PINOCCHIO : Te manger ? Toi aussi !
JACK : Un ogre adore manger les enfants.
PINOCCHIO : Comme le petit Poucet !
JACK : Ce ne peut pas être le même.
PINOCCHIO : L’autre court toujours mais moins vite car le Petit Poucet lui a volé ses bottes de sept lieues.
JACK : Il doit être en colère ! Il n’a pas intérêt à le trouver.
PINOCCHIO : En plus, il a mangé ses propres filles à cause de lui.
MAMAN DE JACK : Espérons qu’il ne va pas venir jusqu’ici. Maintenant qu’on est débarrassé de l’autre.


 


JACK : Bon bah, je vais aller voir ma poule aux œufs d’or.
PINOCCHIO : Ta poule aux œufs d’or ?
JACK : Quand j’ai fait plusieurs allers retours au château de l’ogre en grimpant le long du haricot magique, j’ai entre autres volé sa poule aux œufs d’or.
MAMAN DE JACK : Ramène-moi les œufs des autres poules pour que je fasse un gâteau.
PINOCCHIO : J’ai faim moi.
MAMAN DE JACK : Il doit bien me rester un peu de lait et un quignon de pain si tu veux. (Pars vers sa cuisine.) Je reviens.
PINOCCHIO : Oh, oui ! Je suis affamé. Merci.
LA FEE : Oh, que tu es poli, Pinocchio ! Je te félicite.
PINOCCHIO : Merci, ma bonne fée.
MAMAN DE JACK : Voilà, Pinocchio. Je t’ai rajouté quelques gâteaux pour la route. Bon retour chez toi.
PINOCCHIO : Merci, Madame. Au revoir. Au revoir Jack.
Pinocchio repart dans la forêt et croise un petit garçon et une petite fille complètement perdus.
PINOCCHIO : Bonjour ! Qui êtes-vous ? Que faites-vous là ?
HANSEL : Je m’appelle Hansel et voici ma sœur….
GRETEL : Gretel…
PINOCCHIO : Vous avez l’air triste.
HANSEL : Nos parents étaient très pauvres.
GRETEL : Nous avons dû partir de la maison pour aller chez nos cousins en suivant la rivière.
HANSEL : Il y a eu un orage et nous étions trempés.
GRETEL : Mon frère a trouvé une grotte pour nous abriter.
PINOCCHIO : Vous aussi, vous êtes pauvres comme moi. Voulez-vous un petit gâteau ?
HANSEL GRETEL : Merci.
GRETEL : Nous ne trouvons plus notre chemin ni la rivière.
HANSEL : C’est pour cela que nous sommes dans la forêt espérant trouver une maison et de l’aide.
PINOCCHIO : Je suis désolé. Je ne connais pas bien cette forêt.
HANSEL : Nous non plus. Nous allons essayer de trouver de l’aide.
GRETEL : Et toi, où vas-tu ?
PINOCCHIO : Je rentre chez moi sinon mon papa va s’inquiéter.
GRETEL : Bon retour chez toi.
PINOCCHIO : Bon courage à vous.
Ils partent chacun de leur côté.
En chemin, Pinocchio entend des personnes qui pleurent et décide de s’approcher.

PINOCCHIO : Pourquoi pleurez-vous ?
PROF : On ne pleure pas, on est heureux.
PINOCCHIO : Pourquoi ?
JOYEUX : Notre Blanche Neige vient de se réveiller.
PINOCCHIO : Comment ça ?
PROF : On la croyait morte. Quand nous sommes rentrés chez nous, nous l’avons retrouvé sur le sol. Nous avons tout fait pour la réveiller en vain. On l’a alors transportée en haut de la montagne dans un cercueil de verre.
PINOCCHIO : La pauvre !
JOYEUX : Heureusement, un prince charmant est arrivé et l’a sauvée.
PINOCCHIO : Tant mieux pour elle et pour vous.
GRINCHEUX : Oui, mais maintenant Blanche Neige est partie avec lui dans son château.
SIMPLET : On ne la reverra jamais ?
PROF : Mais si à son mariage.
GRINCHEUX : Dépêchons-nous. On doit aller les aider à préparer.
PINOCCHIO : Bon bah. Je reprends la route. Au revoir.
LES SEPT NAINS : Au revoir.
Chacun part de son côté. Pinocchio rentre chez lui. Gepetto l’attend.



GEPETTO : Te voilà, enfin. J’espère que tu n’as pas fait de bêtises, cette fois-ci.
PINOCCHIO : Non, non je n’ai pas fait de bêtises. J’ai rencontré plein d’enfants.
GEPETTO : Tu es allé à l’école ?
PINOCCHIO : Non, non. Je suis allé dans la forêt.
GEPETTO : Pourquoi je t’ai acheté des livres alors ?
FEE : Oui, Pinocchio, ton papa a raison. Pourquoi tu n’es pas allé à l’école ?
PINOCCHIO : Je cherchais un morceau de bois que pour que papa me fabrique un frère.
GEPETTO : Tu veux un frère ? Ce n’est pas possible. Je dois déjà te nourrir.
PINOCCHIO : Oui, mais je m’ennuie moi, tout seul.
FEE : Si tu veux un copain, tu n’as qu’à aller à l’école.
PINOCCHIO : L’école, c’est trop dur pour moi.
GEPETTO : Tu n’as même pas essayé. Tu n’as qu’à faire des efforts.
PINOCCHIO : J’essaie d’être sage. Mais c’est difficile. Même le petit chaperon rouge a désobéi à sa mère.
GEPETTO : Le petit chaperon rouge ? Qui est ce petit garçon ?
PINOCCHIO : N’importe quoi ! C’est une fille !
FEE : Mais tu n’as pas à répondre à ton père. (Pinocchio baisse la tête).
GEPETTO : Il est l’heure d’aller au lit. Demain, tu iras à l’école, un point c’est tout.
FEE : A moins que tu préfères redevenir un pantin de bois.
PINOCCHIO (en pleurnichant) : Oh, non ! (Il va se coucher).
Le lendemain, Pinocchio se lève.

PINOCCHIO : Bonjour, mon papa.
GEPETTO : Bonjour, mon Pinocchio. Tu as bien dormi ?
PINOCCHIO : Oui, oui. Je suis prêt à aller à l’école.
GEPETTO : Bonne journée, Pinocchio. N’oublie pas ta poire.
PINOCCHIO : Oh oui, j’adore les poires.
Bonne journée, mon papa.
FEE : Et c’est ainsi que Pinocchio allait tous les jours à l’école pendant quelques temps. Mais un jour, il repartit en forêt car il s’ennuyait et voulait revoir ses nouveaux amis.
Pinocchio retrouve alors Hansel et Gretel.
PINOCCHIO : Vous revoilà ?
HANSEL : On a eu chaud.
GRETEL : Quel jeu de mots !
PINOCCHIO : Que vous est-il arrivé ?
GRETEL : Nous avons trouvé une maison de pain d’épices quand on t’a quitté. Une dame nous a ouvert la porte.
HANSEL : Une dame ? Une sorcière, tu veux dire !
PINOCCHIO : Une sorcière ?
GRETEL : Au début, elle était très gentille. Mais, en fait, elle attirait les enfants pour les dévorer.
HANSEL : Elle m’a enfermé dans une cage et m’a forcé à manger pour que je grossisse. Mais je l’ai bien eu.
GRETEL : A chaque fois qu’elle le tâtait pour voir si il avait grossi, il lui tendait un os de poulet.
PINOCCHIO : Elle ne s’en rendait pas compte ?
GRETEL : Elle était myope comme une taupe.
PINOCCHIO : Et alors ?
GRETEL : Elle a fini dans le four à la place de mon frère.
PINOCCHIO : Qu’as-tu dans ton petit sac ?
HANSEL : En prime, on lui a volé son argent.
PINOCCHIO : Que vas-tu faire de cet argent ?
GRETEL : On va le ramener à nos parents.
PINOCCHIO : Quelle chance !
HANSEL : Voici quelques pièces pour toi et ton papa. Fais-en bon usage.
FEE : Prends garde, Pinocchio. Tu n’auras pas d’autre chance. Ramène vite ton trésor à ton papa.
PINOCCHIO : Merci les amis. Au revoir. Rentrez bien.
HANSEL : Au revoir, Pinocchio.
Pinocchio rentre rapidement chez lui. (musique).
FEE : Il donne l’argent sagement à son papa qui a ainsi pu acheter des morceaux de bois pour fabriquer tout un tas d’objets qu’il a vendu et notamment un petit frère pour Pinocchio. C’est ainsi que Pinocchio changea de vie.


FIN